Fortes chaleurs : en environnement gaz, le confort thermique devient un enjeu de sécurité

Classé dans la catégorie : Risques pour l'Homme au travail

Les fortes chaleurs ne relèvent plus d’un simple inconfort saisonnier. Sur le terrain, elles modifient les capacités physiques et cognitives des opérateurs, altèrent la vigilance et réduisent la précision des gestes. Ce glissement progressif, souvent imperceptible, transforme des situations maîtrisées en contextes à risque accru.

Dans les environnements gaz, cette réalité prend une dimension particulière. Les interventions sont fréquemment réalisées dans des zones où la présence potentielle de gaz inflammables impose des exigences de sécurité élevées, parfois en atmosphères explosives. Le port d’équipements de protection individuelle conformes est alors indispensable, mais il contribue également à augmenter la charge thermique supportée par les salariés.

En période estivale, ces interventions s’effectuent souvent sur des chantiers mobiles, de durée limitée, sans accès à une base vie, à de l’eau courante, à un réfrigérateur ou à une alimentation électrique. La capacité à se rafraîchir repose donc uniquement sur l’équipement porté. Lorsque la chaleur s’installe, la fatigue s’accumule, la concentration diminue et les marges de sécurité se réduisent, avec un risque accru d’erreur humaine.

C’est précisément à cette interface entre protection et exposition que se situe l’enjeu du confort thermique. Améliorer la gestion de la chaleur n’est pas une démarche de bien-être accessoire. C’est un levier direct de prévention des risques, à condition que les solutions proposées soient compatibles avec les contraintes opérationnelles des environnements gaz et les exigences des zones ATEX.

Face à ce constat, GRDF lance un appel à projets intitulé « Innover pour renforcer le confort thermique et la sécurité des salariés en environnements gaz ». Cet appel vise à identifier, expérimenter et accélérer des équipements ou accessoires rafraîchissants, y compris des EPI, spécifiquement adaptés aux réalités du terrain.

Les solutions attendues doivent être capables d’apporter un réel effet de rafraîchissement ou de maintien d’une température compatible avec l’activité, sur une durée d’au moins six heures, sans dépendre d’une infrastructure externe. L’exigence porte autant sur l’usage que sur la sécurité. Les équipements visibles doivent présenter des propriétés ignifuges, tandis que ceux portés au contact de la peau doivent être conçus à partir de matériaux ne fondant pas en cas d’exposition à une flamme, afin de ne pas aggraver d’éventuelles brûlures.

Les solutions doivent respecter les normes applicables à chaque catégorie d’EPI et, lorsqu’un dispositif électrique est envisagé, répondre aux exigences spécifiques des matériels destinés aux atmosphères explosives. Au-delà de la conformité réglementaire, les candidats devront être en mesure de démontrer scientifiquement l’efficacité de leur solution, avec un différentiel de température d’au moins cinq degrés entre l’intérieur et l’extérieur de l’équipement, démontré avant ou pendant la phase de projet.

Les projets retenus seront testés en conditions réelles d’activité dès l’été 2026. L’objectif est clair : vérifier sur le terrain que l’amélioration du confort thermique contribue effectivement à réduire le risque, sans jamais compromettre la sécurité des intervenants.

Dans un contexte de réchauffement climatique durable, la question n’est plus de savoir si la chaleur impacte le travail, mais comment les organisations intègrent ce facteur dans leur stratégie de prévention. En environnement gaz, le confort thermique devient un sujet de sécurité à part entière.

Pour participer à l’appel à projets de GRDF, il ne s’agit pas de présenter une promesse ou un concept séduisant, mais de proposer une solution capable de résister à la réalité du terrain. Une solution pensée pour fonctionner plusieurs heures sans infrastructure, conçue pour ne pas créer de nouveaux risques et suffisamment robuste pour être portée, testée et éprouvée en conditions opérationnelles.

Cet appel à projets s’adresse à celles et ceux qui considèrent que le confort thermique n’est pas un sujet annexe, mais un facteur déterminant de sécurité, de fiabilité des interventions et de protection des salariés face à des conditions climatiques de plus en plus contraignantes. Les candidatures sont ouvertes du 9 février au 7 avril 2026. Les solutions sélectionnées seront testées dès l’été 2026, là où la chaleur ne se discute plus, mais se subit.

Pour participer à cet appel à projets, rendez-vous ici : Innover pour renforcer le confort thermique et la sécurité des salariés en environnements gaz | R&D et innovation GRDF

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